Dans le cadre de la campagne Stop Arming Israel Belgium, le collectif Action Palestine Braine-Ecaussines appelle à un rassemblement devant l’usine Thales à Tubize le vendredi 27 mars à 18h (en face de la gare). Durée 1h30 environ.
Thales doit :
- Interrompre son commerce des armes et plus généralement tout commerce et toute collaboration avec Israël,
- Interrompre tout commerce et collaboration avec des régimes d’extrême-droite, dont par exemple le gouvernement des États-Unis, qui utilise l’ICE pour diviser la population et enfermer certaines catégories de personnes dans des camps de «détention»,
- Réorienter ses activités vers des activités civiles.
Thales et la complicité industrielle dans le génocide palestinien
Derrière les termes de «technologies de défense» et d’«innovation», l’industrie de l’armement masque un commerce opaque dont les produits servent des guerres et des crimes commis ailleurs. Thales, entreprise française dont l’État détient environ 25%, est solidement implantée en Belgique et au cœur de l’industrie militaire mondiale.
Thales fabrique des équipements électroniques militaires, participe à des programmes de drones — notamment avec Elbit Systems, qui revendique des drones «testés en conditions réelles» à Gaza — et vend des composants intégrés à des systèmes militaires. Selon l’ONG Disclose, Thales a vendu entre 2018 et 2023 pour 2 millions d’euros de composants liés à l’usage de drones ayant tué des Palestiniens.
Malgré cela, aucune sanction ni condamnation judiciaire n’existe. Thales affirme respecter la loi, invoque le caractère «non létal» de ses composants et se retranche derrière les licences d’exportation accordées par les États. En Belgique, les tentatives wallonnes de limiter le transit d’armes vers Israël ont été juridiquement bloquées, et aucun embargo national n’a été mis en place. En Flandre, le gouvernement s’oppose même activement aux décisions judiciaires défavorables.
Tant que les licences existent, que les États protègent leurs industriels et qu’aucune décision contraignante n’est prise au niveau international, rien n’oblige Thales à s’arrêter. Les entreprises d’armement ne s’auto-limitent pas pour des raisons morales.
Face à cette impunité, il ne reste que la mobilisation citoyenne.
Le salon de l’armement Bedex s’est tenu à Bruxelles avec le soutien du gouvernement belge, du ministère de la Défense, de l’OTAN et des industriels de l’armement les 12-14 mars dernier. Lors de ce salon, le CEO de Thales s’est félicité que des roquettes fabriquées en Belgique puissent équiper les avions de chasse F-16 produits par Lockheed Martin. Pourtant, selon Amnesty International, ces avions – ainsi que les F-35 – sont des éléments centraux de l’aviation militaire israélienne et ont été largement utilisés lors des bombardements de Gaza.
Derrière les discours sur la «sécurité» et les «valeurs», une réalité demeure : la guerre est un marché. Un marché où les grands gagnants sont les marchands d’armes et les banques, tandis que les populations paient le prix des destructions et des morts.
Le 12 mars, des manifestant·es ont dénoncé ce salon avec un bloc antimilitariste «Smash Bedex». La réponse des autorités : nasses, gaz lacrymogènes, violences policières et arrestations.
Sans pression sociale et politique, rien ne changera. Refusons l’industrie de la guerre.

