Bruxelles : Des militant·es réclament la fin du partenariat entre la VUB et l’entreprise d’armement belgo-israélienne OIP-Elbit

Bruxelles : Des militant·es réclament la fin du partenariat entre la VUB et l’entreprise d’armement belgo-israélienne OIP-Elbit

Bruxelles, 18 mars 2026

Mercredi matin tôt, des militant·es ont attiré l'attention sur la VUB pour dénoncer sa collaboration avec la filiale belge OIP de l'entreprise d'armement israélienne Elbit Systems. Sur le campus d'Etterbeek, une grande banderole visibilisant que « La VUB aide à tuer des Palestinien·nes » a été déroulée et des portraits de résistant·es palestinien·nes pour la liberté ont été affichés sur le campus.

OIP (Optronic Instruments & Products) appartient à Elbit Systems, la plus grande entreprise d’armement privée israélienne, qui fournit plus de 80 % de l’équipement militaire israélien. La VUB a un partenariat avec OIP-Elbit par l’intermédiaire de son centre de recherche B-Phot, et les militant·es exigent la fin immédiate de cette collaboration.  

« Alors que les Palestinien·nes sont massacré·es grâce aux drônes et équipements de précision développés par OIP, la VUB continuer de leur faire profiter de ses partenariats de recherche visant des missions spatiales vers Vénus. En tant qu’établissement d’enseignement, il est plus qu'honteux pour la VUB de maintenir ses partenariats avec une industrie d'armement complice de génocide », explique Julie Janssens, l’une des militantes. 

Au Centre d'innovation photonique de Gooik, la VUB met au point des équipements d'imagerie de précision destinés à l'exploration de Vénus. Ces équipements qui utilisent cette même technologie utilisable dans le domaine militaire pour des tirs de précision longue distance.

« La recherche spatiale est intrinsèquement liée à double usage, elle sert aussi à la fabrication de drônes, de systèmes de surveillance et d'instruments optiques. Ces avancées en recherche serviront probablement le développement de nouvelles technologies de surveillance et de guerre en Palestine, en Iran, au Liban et dans nos propres rues », déclare Jana De Blok, l’une des militantes.

Suite à la pétition lancée par des étudiant·es et enseignant·es pour exiger de la VUB la fin de ce partenariat, l’université est restée silencieuse.

« Pour nous, cela montre une fois de plus la complicité de l’État belge qui choisit de protéger les acteurs puissants, responsables de l’occupation sioniste. Nous sommes solidaires avec le peuple palestinien, occupé par le sionisme depuis 1948, et par la colonisation britiannique auparavant. Notre solidarité s’étend à tous les peuples opprimés et à tous les territoires colonisés. Nous condamnons fermement l’impérialisme européen et nord-américain : aucune terre ne peut être libérée en larguant des bombes (américaines). Personne n’est libre tant que tout le monde n’est pas libre  », déclare Julie Janssens.