L’IASB ciblé pour la troisième fois pour ses liens avec OIP-Elbit

L’IASB ciblé pour la troisième fois pour ses liens avec OIP-Elbit

Dans la nuit du 15 au 16 avril, des activistes ont ciblé les bâtiments de l'Institut royal d'Aéronomie Spatiale de Belgique (BIRA-IASB) via des graffitis et affiches, dénonçant son rôle dans la violence perpétrée contre le peuple palestinien.

Comme pour les actions précédentes, les activistes font référence à la collaboration entre le BIRA-IASB et OIP Sensor Systems sur le projet "VENspec-H". OIP est une entreprise belgo-israëlienne possédée par Elbit Systems, la plus grande entreprise d'armement d'Israël qui fournit 85% de tous les drones, équipements militaires et munitions de l'armée d'Israël.

C'est la troisième fois que les bâtiments du BIRA-IASB sont ciblés ce mois dernier dans le cadre d'une plus large campagne "Shut Elbit Down" ("Fermez Elbit"). Des communiqués passés partagés avec la presse déclaraient que "BIRA-IASB collabore avec OIP-Elbit sur le projet VENspec-H. OIP est une filliale d'Elbit, le plus grand fabricant de drones israélien. De fait, les technologies et profits d'OIP servent au génocide mené par Israël. Travailler avec OIP-Elbit revient à soutenir le génocide à Gaza et la purge ethnique en Cisjordanie et au Liban. Nous demandons que le BIRA-IASB cesse cette collaboration."

Comme décrit sur le site web, OIP Sensor Systems se spécialise dans "le design, le développement et la production sur-mesure de systèmes électro-optiques pour la défense et l'espace". En pratique cela signifie qu'OIP fournit des composants d'armes tels que des lunettes de visée pour fusils de sniper et fusils d'assaut, lunettes de vision nocturne, des radars et autres technologies améliorant les capacité de ciblage de véhicules, avions et drones militaires. Afin d'éviter les régulations en matière d'exports d'armes vers Israël, les composants sont listés comme étant à double-usage, décrits comme étant à la fois dédiés à l'industrie de la défense et celle de l'espace.

En plus d'éviter les restrictions commerciales, les technologies à double-usage permettent à OIP d'accéder à des contrats et fonds de recherche et de transférer les innovations faite au sein de la section de recherche et développement spatial à celle de l'industrie militaire. Par exemple, le projet VENspec-H auquel participe le BIRA-IASB se concentre sur le développement de composants et de technologies pour l'étude de l'activité géologique de Venus qui seront utilisés dans d'autres "systèmes électro-optiques" utilisés dans des opérations militaires. Camille, activiste, déclare qu'"au lieu de financer leur propre recherche et développement militaire, le label de double-usage permet à OIP-Elbit d'accéder à des financements publiques sous la forme de bourses et de subventions, et leur permet d'utiliser les compétences de recherche du BIRA-IASB pour massacrer les palestiniens".

En parallèle du BIRA-IASB, plusieurs autres entreprises et institutions impliquées dans l'industrie spatiale ont été ciblées. La Vrije Universiteit Brussels (VUB) a notamment été ciblée le 18 mars d'une manière similaire avec une banderole "VUB helps killing Palestinians. Stop collaboration with Elbit-OIP" ("La VUB aide à la tuerie des palestiniens. Stop à la collaboration avec OIP-Elbit") accrochée en haut d'un bâtiment. En plus de la VUB, Thales Space Alenia, Amos, Palantir et la BNP Paribas ont été ciblé pour leur coopération avec OIP Systems.

Nous appelons toutes les personnes qui refusent la complicité à organiser des actions contre OIP-Elbit et ses partenaires. Nous ne pouvons pas compter sur l'état pour imposer un vrai embargo militare sur Israël. Nous devons imposer un embargo populaire. Mettons fin à l'impunité et brisons la machine de guerre.